25 février 2007
Martin Valerie : Maîtresse
Maîtresse
Cela se passe dans le Sud des Etats-Unis, à l'époque où l'esclavage subsistait. C'est l'histoire vécue par Manon, femme d'un planteur de canne à sucre et de coton, médiocre gestionnaire de son argent, mari infidèle se jouant des enfants de ses ouvriers. Cependant, les noirs commencent à se rebeller, et s'en suit un déversement de sang qui lui est bien rouge qu'il appartienne à un esclave ou à un maître. Aussi, nous devenons témoins de l'opposition qui existe entre Manon, la maîtresse, et Sarah, sa domestique mulâtre.
On suit l'intrigue racontée à la 1ère personne du singulier, ce qui doit en faire sa force.
Un livre très fort donc. Histoire originale, captivante, qui nous plonge dans un autre monde, à une autre époque. Vraiment chamboulant! Je m'y suis trouvée imergée.
Ce roman est bien documenté, bien écrit. Pas de longueurs, tout coule.
De manière logique, mon esprit prenait la défense des esclaves, mais personnellement, au fur et à mesure, je pardonnais la rigueur de la Maîtresse à cause de son vécu. Disons que ses pensées étaient un peu justifiées. Elle a quand même un bon fond, selon moi. Son éducation fait que pour elle l'esclavage était normal, et sa conception des humains noirs de peau formatée. Ensuite, elle n'aurait pas été si dure si son mari avait été différent.
Par contre, je trouve que le titre original "Property" est plus percutant que "Maîtresse". Je serais curieuse de connaître la raison de ce choix...
Un livre qui fait l'objet d'un bookring lancé par Larkeo, qui nous fait partager une lecture occasionnée par la sélection du Grand Jury du Livre de Poche dont elle fait partie cette année. Merci Larkeo!
Cette semaine, il va suivre son chemin jusqu'en Hollande, pour rejoindre la boîte aux lettres de Diorissimo.
Le lendemain matin, il était en furie parce que M. Sutter, son commandeur, s'était mis dans une telle rage contre l'un des nègres qu'il l'avait fait fouetter ; or il faudra compter une semaine avant que ce dernier puisse reprendre le travail. Ils coupent du bois par équipe et il n'y a aucune paire de mains en trop ; du moins mon mari s'en est-il persuadé. Ce nègre, Léo, est le plus robuste ouvrier que nous ayons.



