21 novembre 2007
de Maupassant Guy : La Maison Tellier, Une partie de campagne et autres nouvelles
La Maison Tellier
La Maison Tellier n'est qu'une nouvelle parmi d'autres rassemblées dans ce livre.
Maupassant y parle d'amours de campagne ou de ville, ainsi que des femmes exerçant le plus vieux métier du Monde, sur un ton léger, jovial.
J'ai beaucoup aimé ce livre! Je ne m'attendais pas à ce que ce soit si facile à lire et si captivant.
L'auteur nous embarque complètement et je me suis trouvée à l'aise dans ces milieux d'un autre temps. Un air de printemps qui a réjoui mon coeur alors que le ciel était gris.
Des deux côtés de la route la campagne verte se déroulait. Les colzas en fleur mettaient de place en place une grande nappe jaune ondulante d'où s'élevait une saine et puissante odeur, une odeur pénétrante et douce, portée très loin par le vent. Dans les seigles déjà grands des bluets montraient leurs petites têtes azurées que les femmes voulaient cueillir, mais M. Rivet refusa d'arrêter.
11 novembre 2007
Beigbeder Frédéric : 14.99 €
14.99 €
Ce livre dénonce le milieu de la publicité autour de l'histoire d'un créatif qui vient de larguer son amie lui annonçant qu'elle était enceinte.
Ces pages sont faites d'humour, de jeux de mots, de cynisme.
On y retrouve des slogans publicitaires bien connus. J'ai enfin compris pourquoi on n'avait pas le droit de donner des noms de marque dans les émissions TV.
J'ai aimé certains passages, appris quelques trucs, mais d'autres sont lourds voire même ennuyeux, et j'ai détesté la fin du livre. Je n'ai pas compris le pourquoi du nom donné aux grandes parties, pourquoi le changement de pronom personnel (si quelqu'un pouvait éclairer ma lanterne à ce propos... :op).
Pour réduire l'humanité en esclavage, la publicité a choisi le profil bas, la souplesse, la persuasion. Nous vivons dans le premier système de domination de l'homme par l'homme contre lequel même la liberté est impuissante. Au contraire, il mise tout sur la liberté, c'est là sa plus grande trouvaille. Toute critique lui donne le beau rôle, tout pamphlet renforce l'illusion de sa tolérance doucereuse. Il vous soumet élégamment. Tout est permis, personne ne vient t'engueuler si tu fous le bordel. Le système a atteint son but : même la désobéissance est devenue une forme d'obéissance.
05 novembre 2007
Carr Caleb : L'ange des ténèbres
L'ange des ténèbres
Sara Howard est devenue détective privée. Une affaire sérieuse l'amène à faire appel au Docteur Kreizler, à son ami journaliste John Moore, aux deux frères policiers les Isaacson.
Un bébé a été kindnappé, pouvant provoquer une guerre entre les Etats-Unis et l'Espagne. C'est pourquoi la plus grande discrétion est de rigueur. L'enquête mène l'équipe à une femme au caractère singulier. Mais comment retrouver le bébé, prouver que Libby Hatch est coupable?
Un roman prenant! Le personnage de Libby Hatch est stupéfiant, bien développé. J'ai apprécié la partie tribunal qui est absente dans L'aliéniste (roman réunissant les mêmes protagonistes, qui précède L'ange des ténèbres).
Je ne m'étais pas rendu à pied au 808, Broadway depuis un an mais vous ne l'auriez pas cru à voir la façon dont j'avançais. Je me rappelle avoir lu dans les Principes de psychologie - ce livre capital que lvieux maître du Dr Kreizler à Harvard, le professeur William James, avait écrit quelques années plus tôt et que j'avais péniblement potassé avec le reste de l'équipe pendant l'affaire Beecham - que le cveau n'est pas le seul organe qui emmagasine les souvenirs. Certaines parties du corps plus frustres - les muscles, par exemple - ont leur façon de conserver une expérience et de la restituer le moment venu.





