25 mai 2008
Perret Jacques : Le vent dans les voiles
Le vent dans les voiles
Gaston Le Torch, lieutenant retraité, souhaite reconstituer l'histoire des marins de sa famille. Pour se faire, il consulte des ouvrages de la Bibliothèque Nationale. A sa grande stupeur et honte, il découvre que son aïeul, Eugène Le Torch, commandant d'une frégate, aurait fui face aux anglais. Au cours d'une soirée passée dans son bistro préféré, peut-être un peu trop arrosée, il plonge dans l'histoire et se retrouve sur la frégate de son aïeul.
Je ne garde pas un souvenir impérissable de ce livre. C'est une histoire loufoque, un peu trop à mon goût. Cependant, l'idée du petit verre de muscadet de trop, et cette histoire d'honneur traversant les époques, sont bien trouvées!
En sortant de chez son frère, le temps brouillassait et Gaston sentit le besoin d'un petit vin blanc et d'une présence amie. C'est pourquoi avant d'aller chez l'oncle Charles, il fit un crochet par la rue des Canettes où Grandmédard semblait l'attendre, lourdement accoudé sur le comptoir, les épaules remontées jusqu'aux oreilles.
10 mars 2007
Perréal Lydia : J'ai vingt ans et je couche dehors
J'ai vingt ans et je couche dehors
C'est une autobiographie, donc il s'agit de l'histoire des SDF racontée par une vraie SDF (enfin elle s'en est sortie, ouf!).
J'ai appris un tas de choses. Difficile d'en parler en fin de compte, car il y aurait tellement de points à discuter.
Déjà, les foyers... je ne pensais pas qu'ils pouvaient être si sordides, que les personnes (pas toutes, heureusement) y travaillant ne disaient même pas "bonjour" aux personnes en difficulté.
Après la lecture de ce livre, j'ai un autre regard sur les SDF. Et je comprends enfin pourquoi certains baissent les bras et se laissent couler. Parce que déjà, pour les gens "DF" l'administration est une horreur, alors pour les SDF... je ne vous raconte pas, Lydia Perréal le fait très bien.
Maintenant, je prends conscience de ma chance, enfin plutôt de la malchance de ceux qui sont à la rue.
Qu'ils ne perdent pas espoir, et qu'ils s'entraident plutôt que d'enfoncer encore un peu plus leurs voisins de galère! C'est sûr que vue ma position je ne devrais pas donner de leçon de moral, mais franchement, voler ses compagnons d'infortune c'est d'une bassesse!
Huit bus sillonnent Paris. Ils embarquent tous ceux qui traînent, sans leur demander leur avis. "T'as tes papiers?" -"Non" -"Ben tu viens avec nous". Jamais "Bonjour", jamais un vouvoiement, jamais "Madame" ou "Mademoiselle". Rien que le "tu", méprisant et anonyme. Qu'on ait envie de monter ou non, on se retrouve embarqué. Le bus est fait pour quarante-cinq personnes mais on peut s'y entasser jusqu'à soixante-dix. La tournée peut durer quatre à cinq heures. Personne n'a le droit de sortir. Moi, j'ai toujours réussi à l'éviter. Mais une copine, Claude, s'est fait choper. Elle m'a tout raconté.




