02 août 2009
Modiano Patrick : Un pedigree
Un pedigree
Il s'agit d'une autobiographie, retraçant l'enfance chaotique de l'auteur. Patrick Modiano a été délaissé par ses parents (une actrice de théâtre et un homme d'affaires), "casé" en pensionnats, poussé à devancer son intégration dans l'armée.
Je n'ai pas aimé. Je n'ai pas aimé cette suite d'évènements qui n'avaient aucune signification pour moi. D'ailleurs, je ne savais pas trop comment les indiquer dans mon mini résumé ci-dessus. Ce livre n'a d'intérêt que pour l'auteur lui-même, sa famille et peut-être ses amis. Enfin, ce n'est que mon opinion...
Jean de B. et l'antiquaire de Bruxelles quittent l'appartement du quai de Conti début 1943 et mes parents s'y installent tous les deux. Avant que je ne sois définitivement lassé de tout cela et que le courage et le souffle me manquent, voici encore quelques bribes de leur vie à cette époque lointaine mais telle qu'ils l'ont vécue dans la confusion du présent.
03 mai 2008
Merton Thomas : La sagesse du désert
La sagesse du désert
Ce livre rassemble des anecdotes et des conseils provenant d'ermites chrétiens du IVième siècle. Ils ont fait le choix de vivre dans le désert, isolés des autres hommes.
L'introduction est très utile, car elle explique ce qu'étaient ces chrétiens, leur histoire.
La compréhension des textes est simple.
Un Ancien disait : de même qu'un arbre ne peut porter de fruit s'il est souvent transplanté, un moine ne peut porter de fruit s'il change souvent de demeure.
04 août 2007
Melville Herman : Moby Dick
Moby Dick
Histoire d'un ancien marin de bâteau de marchandises qui est employé pour la première fois comme chasseur de baleine. Le "grand chef" attire la curiosité de part son retrait en cabine, et son physique particulier. Il n'a de cesse d'envoyer ses hommes à la poursuite de la baleine qui a failli le tuer, sa jambe de bois le lui rappelant chaque jour.
Lecture fastidieuse mais très enrichissante.
Ce livre est un vrai document sur la pêche à la baleine : explications sur les fonctions des marins (capitaine, harponneur, charpentier, etc.), sur les bateaux, le découpage de la baleine, la physiologie de la baleine (un peu dépassée).
Finalement, la rencontre avec Moby Dick ne prend pas beaucoup de pages... de 20 à 30 alors que le roman compte 750 pages!
En fin de compte je vais toujours en mer comme marin à cause du travail sain et de l'air pur qu'on respire sur le gaillard d'avant car, là, dans ce monde, les vents de proue sont plus fréquents que les vents de poupe - si vous êtes d'accord avec Pythagore - et la plupart du temps le commodore, là-bas, au gaillard d'arrière, reçoit son air de seconde main des marins du gaillard d'avant. Il croit qu'il le respire le premier... Ah! mais non! De la même façon les conducteurs de peuples sont conduits par le populo au moment où ils le soupçonnent le moins.
25 février 2007
Martin Valerie : Maîtresse
Maîtresse
Cela se passe dans le Sud des Etats-Unis, à l'époque où l'esclavage subsistait. C'est l'histoire vécue par Manon, femme d'un planteur de canne à sucre et de coton, médiocre gestionnaire de son argent, mari infidèle se jouant des enfants de ses ouvriers. Cependant, les noirs commencent à se rebeller, et s'en suit un déversement de sang qui lui est bien rouge qu'il appartienne à un esclave ou à un maître. Aussi, nous devenons témoins de l'opposition qui existe entre Manon, la maîtresse, et Sarah, sa domestique mulâtre.
On suit l'intrigue racontée à la 1ère personne du singulier, ce qui doit en faire sa force.
Un livre très fort donc. Histoire originale, captivante, qui nous plonge dans un autre monde, à une autre époque. Vraiment chamboulant! Je m'y suis trouvée imergée.
Ce roman est bien documenté, bien écrit. Pas de longueurs, tout coule.
De manière logique, mon esprit prenait la défense des esclaves, mais personnellement, au fur et à mesure, je pardonnais la rigueur de la Maîtresse à cause de son vécu. Disons que ses pensées étaient un peu justifiées. Elle a quand même un bon fond, selon moi. Son éducation fait que pour elle l'esclavage était normal, et sa conception des humains noirs de peau formatée. Ensuite, elle n'aurait pas été si dure si son mari avait été différent.
Par contre, je trouve que le titre original "Property" est plus percutant que "Maîtresse". Je serais curieuse de connaître la raison de ce choix...
Un livre qui fait l'objet d'un bookring lancé par Larkeo, qui nous fait partager une lecture occasionnée par la sélection du Grand Jury du Livre de Poche dont elle fait partie cette année. Merci Larkeo!
Cette semaine, il va suivre son chemin jusqu'en Hollande, pour rejoindre la boîte aux lettres de Diorissimo.
Le lendemain matin, il était en furie parce que M. Sutter, son commandeur, s'était mis dans une telle rage contre l'un des nègres qu'il l'avait fait fouetter ; or il faudra compter une semaine avant que ce dernier puisse reprendre le travail. Ils coupent du bois par équipe et il n'y a aucune paire de mains en trop ; du moins mon mari s'en est-il persuadé. Ce nègre, Léo, est le plus robuste ouvrier que nous ayons.






